Ci-dessous le document rédigé, sans y avoir été invité, par “Abou Dner “ dans l’optique de rapprocher la “KDN” du “Printemps Republicain”.

Initiative condamnée d’avance tant nous étions et restons sur des registres différents ou plutôt totalement opposés. Si l’issue était évidente pour moi, le niveau de naïveté en face était confondant, j’ai donc laissé ce sinistre personnage aller jusqu’au bout de sa venue dans mes messages privés. La discussion, complètement cloisonnée du Printemps Républicain (dont je ne suis pas un membre dirigeant), pour ne compromettre personne, s’est déroulée sur plusieurs semaines et mois courant 2018, pour déboucher sur un clash définitif et salutaire à l’occasion d’une menace de doxxing caractérisée contre Imamette en Janvier- Février 2019.

Clash qui a été bien évidemment suivi d’un second épisode de doxxing contre moi et quelques autres “mené”(?)par Marie Peltier, puis d’une tentative d’intimidation subliminale de Nicolas Hénin sur le lieu de travail d’un camarade, tout ceci avec une participation active de Romain Caillet, tous trois très, très proches de la KDN

Bref, pour ma part, sceptique et méfiant dès la première prise de contact, j’ai essayé, pour tester la validité d’”actions” en commun, de les entraîner sur des combats essentiels pour moi, notamment autour des fermes à trolls qui pourrissaient la vie des plaignantes dans l’affaire Tariq Ramadan. En jouant de la proximité, de la flatterie, d’une forme de naïveté facile à manipuler, et tout en plaçant des lignes rouges (doxxing, intimidations) dont je savais qu’elles seraient franchies tôt ou tard.

Bien entendu, l’action contre les fermes à trolls n’a jamais débouché, nous nous sommes débrouillés seuls. J’ai quand même intercédé pour qu’ils fassent LA rencontre qui les intéressait, histoire de confirmer la mauvaise impression laissée par cet individu qui passait son temps à se vanter d’exploits impossibles à démontrer. Confirmation apportée sans coup férir par une rencontre IRL pathétique.

Voici donc le piteux et pompeux “Mémorandum pour une stratégie RS”, rédigé par Abou Dner

« Un contact a été établi en début d’année 2018 entre un ancien membre de Katiba des Narvalos (NB: en fait, un membre actif, viré officiellement en 2019) et un petit groupe de sympathisants et de cyber-activistes du Printemps Républicain. KatNarv, en raison de sa neutralité politique ne peut s’engager aux côtés du PR, mais a néanmoins fait le constat que des sympathisants djihadistes toujours présents sur les réseaux sociaux se montrent plus discrets et « élèvent leur niveau de taqiya ». La crainte majeure étant qu’ils se fondent parmi les militants islamistes combattus idéologiquement par les activistes du PR. Les faits relatés dans les pages précédentes (NB: dossier monté par ce narvalo sur Najette Bichara et Mouadibun) sont constitutifs d’injures publiques, certaines à caractère racial, de harcèlements, de diffamation et peut-être de mise en danger de la vie d’autrui.

Le contexte particulier et certaines mesures de précaution prises par les harceleurs ne facilitent pas le dépôt d’une plainte. Le rapport coûts potentiels / avantages escomptés d’une procédure juridique est trop important au cas d’espèce et les victimes ne peuvent que constater le préjudice de réputation (tweets infamants présents sur la première page de résultats Google lors de la recherche de l’une ou l’autre des victimes). À cela s’ajoute le risque induit par la circulation d’informations personnelles comme l’état civil et l’adresse, ou encore de photos volées sur d’autres réseaux sociaux et associées aux noms et prénoms des victimes.

Nous ne sommes pas loin de supposer que de véritables « dossiers d’objectifs » sont constitués au sein de la mouvance frériste. Le résultat visé, et d’ailleurs revendiqué dans l’exemple précédent, par ce qu’il faut bien considérer comme de véritables opérations de guerre psychologique conduites à l’encontre de militants et de sympathisants du PR, est leur intimidation, et in fine, leur renoncement.

L’efficacité de telles méthodes, largement basées sur du renseignement « social » et ouvert (osint), peut être très importante, au vu de l’exemple précédent et de certains résultats obtenus par KatNarv. Passés le choc et l’effroi, les signataires de ces quelques lignes ont engagé une réflexion informelle. Quels sont les risques réels ? Comment les minimiser et se prémunir à l’avenir de telles pratiques ? Comment les cyber-militants du PR peuvent-ils se battre à armes égales avec les militants islamistes ? Et d’ailleurs, le doivent-ils ? Les constatations et propositions suivantes n’engagent à titre personnel que les signataires, en aucun cas le Printemps Républicain ou la Katiba des Narvalos.

Elles auraient mérité d’être plus longuement mûries, reformulées, organisées, articulées. Un groupe de réflexion pourrait être mis en place autour de personnalités qualifiées afin de les reprendre et de donner un cadre (stratégique) et des outils (tactiques) à des militants parfois désarmés :

1. Le réseau social Twitter est devenu l’arène mondiale — et donc nationale — de la confrontation idéologique, la plate-forme de référence du débat politique, qu’il soit démocratique ou non, et peut-être même civilisationnel.

2. Des affrontements d’une nature nouvelle, non encore totalement théorisés par la recherche en sciences sociales ou militaires, s’y déroulent déjà depuis plusieurs années. Ces cyberconfrontations peuvent avoir ou non des répercussions sur ce qu’il est convenu d’appeler, par opposition, le monde réel (IRL). Un exemple récent se trouve dans le djihadisme1 et la lutte contre ce phénomène.

3. Une structuration des cyber-activistes présents sur Twitter est observable dans la plupart des confrontations. En reprenant l’exemple, certes paroxystique (mais tellement documenté), de l’islamisme radical armé, au 4e trimestre 2014, la « djihadosphère »2 était principalement constituée d’un réseau d’environ 50 000 comptes Twitter coordonnés et structurés3 . En réaction, des structures spécialisées et coordonnées entre elles sont apparues afin de combattre le (cyber-)terrorisme : Ghost Security Group aux USA, Katiba des Narvalos en France4 et Controlling Section un peu partout5 .

4. Les membres de KatNarv sont conscients de leur « périmètre d’intervention » et souhaitent s’y cantonner, en se réservant néanmoins un « droit de suite ». Tout autre choix serait en réalité préjudiciable à l’action de ce collectif. Le PR devrait ainsi être un allié naturel tellement notre frontière commune est poreuse et floue. Il nous semble, à titre tout à fait personnel, que nous pourrions être la « profondeur stratégique » l’un de l’autre, comme le Pakistan et l’Afghanistan, si l’on nous permet cet amusant parallèle.

5. Actuellement, ce n’est pas le cas. Sur ses marges, KatNarv constate l’existence de pratiques, parfois à l’efficacité discutable, manquant manifestement d’encadrement, de coordination et de structuration. Certains des signataires de ces lignes, militants ou sympathisants du PR, déplorent également le manque de consignes, d’objectifs intermédiaires, de ressources, de formation, d’outils mis à la disposition, de conseils et d’assistance juridiques au besoin…

6. Des « Team » de cyber-activistes pourraient être créées et spécialisées. Dans un état démocratique, le militantisme politique doit se faire à visage découvert, et le soutien aux « ténors » idéologiques et médiatiques du PR restera le fait de citoyens exerçant leurs droits en leur nom. Néanmoins, les pratiques adverses interrogent, nous l’avons vu, et il semble nécessaire de s’adapter afin tout simplement de ne pas perdre la bataille engagée. La création de petits groupes de militants spécialisés dans le renseignement et/ou des modalités de « cyber-actions alternatives » doit, à notre avis, être envisagée

7. Cela peut, et doit, être fait dans le respect de la loi française, des statuts du PR et des valeurs défendues par ce mouvement. Sous ces réserves, diverses modalités d’intervention sont toutefois possibles et l’on peut imaginer des petits groupes spécialisés en :

— Lutte politique et soutien aux grandes figures du PR.

— Relations publiques et recrutement (et il faut bien entendu sélectionner et « affecter » finement les nouveaux militants).

— Veille et renseignement sur des sources ouvertes, dont la « cartographie du terrain », réellement indispensable.

Dans l’exemple développé au cours des pages précédentes, l’obtention du nom de famille de l’utilisatrice @Khaltibessara aurait peut-être permis de faire pression afin qu’elle ne divulgue pas l’identité des militants et sympathisants du PR.

— Contre-propagande et déconstruction de discours manipulateurs, par la pédagogie, la logique, l’humour, la parodie…

Nous passons déjà ici une « frontière de risque » qui rend vulnérables les personnes se livrant à ces exercices et leur anonymisation semble donc nécessaire.

— Opérations de spam sur les # adverses (par ex. l’opération conjointe et spontanée de certains membres de KatNarv et du PR sur le #FreeTariqRamadan en février-mars 2018).

— Opérations psychologiques : provocations et signalements, trolling6 , doxxing7 , intoxications, déceptions, diversions, confusions8… — Opérations d’infiltration et de manipulation9 .

Signataires :

— Benjamin Vulbeau, @benj_808, https://twitter.com/benj_808.

— Say No More, @Marwal_FX, https://twitter.com/Marwal_FX.

— Abou D’Ner, @Abou_DNer, https://twitter.com/Abou_DNer. »

« Le djihad médiatique, c’est la moitié du combat », selon une citation prêtée à Ayman al-Zawahiri, chef d’Al-Qaïda, et reprise dans la stratégie de Daech.

Abondante littérature sur le sujet…

1 Observatoire du Monde Cybernétique, 4e trimestre 2013, délégation aux Affaires Stratégiques, ministère de la Défense, www.defense.gouv.fr/content/download/232638/2595359/file/OMC2013T4.pdf.

2 Le Monde, 01/06/15, « L’État islamique, c’est 40 000 tweets en français par jour », http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/06/01/l-etat-islamique-compte-2-8-millions-defrancophones-sur-twitter_4645047_3218.html ; Le Monde, Pixels, 09/03/15, « Comment les sympathisants de l’EI utilisent-ils Twitter ? », article basé sur une étude de la Brooklings Institution, par J. M. Berger et Jonathan Morgan, http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/03/09/une-etude-fait-le-point-sur-l-usage-de-twitter-par-lessympathisants-de-l-ei_4589718_4408996.html ;

3 Le Monde, Pixels, 09/03/15, « Comment l’Etat islamique a réorganisé son armée numérique sur Twitter », http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/03/09/une-etude-fait-le-point-sur-l-usage-de-twitter-par-lessympathisants-de-l-ei_4589718_4408996.html.

4 En dernier lieu, Médiapart, 18/03/18, Matthieu Suc, « Ces simples citoyens qui traquent les terroristes », https://www.mediapart.fr/journal/france/180318/ces-simples-citoyens-qui-traquent-lesterroristes?onglet=full.

5 Foreign Policy, E.T. Brooking, 13/11/15, « Anonymous vs. The Islamic State », http://foreignpolicy.com/2015/11/13/anonymous-hackers-islamic-state-isis-chan-online-war/.

6 Pour une description psychologique des mécanismes à l’œuvre lors d’un trolling, voir par exemple L’Obs/ Rue89, 26/01/16, « En fait, les terroristes de Daech sont des trolls pianistes… », http://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/rue89-extension-du-domaine-du-jeu/20160124.RUE2223/en-fait-lesterroristes-de-daech-sont-des-trolls-pianistes.html.

7 https://fr.wikipedia.org/wiki/Doxxing.

8 Centre de Doctrine et d’Enseignement du Commandement, « Diversion, déception, confusion », http://www.penseemiliterre.fr/diversion-deception-confusion_2013785.html.

9 Pour un exemple de méthodes développées par Moscou, voir Le Monde, Pixels, 17/02/18, Martin Untersinger, « Comment l’agence de propagande russe sur Internet a tenté d’influencer l’élection américaine », http://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/02/17/comment-l-agence-de-propagande-russe-surinternet-a-tente-d-influencer-l-election-americaine_5258290_4408996.html. L’agence en question, l’Internet Research Agency (https://fr.wikipedia.org/wiki/Internet_Research_Agency), aurait également été impliquée dans les évènements de Charlottesville (aux USA, en août 2017) : les deux partis en présence (KKK et anti, pour faire court) ayant été virtuellement infiltrés par des agents russes, et excités l’un contre l’autre via les réseaux sociaux avant la meurtrière confrontation dans la rue.

Ce document en dit long sur la KDN, sa vision paranoiaque et ultra-agressive des échanges sur les réseaux sociaux. Là où il n’est question que de rapport de force politique, ils ne voient que des coups tordus, des organisations militaires et des manoeuvres de déstabilisation. Je m’honore de les avoir subies (doxxing, menaces) et de n’en avoir jamais fomentées.

Comment qualifier ce type d’organisation? Qui propose d’utiliser des techniques interdites par la loi ou à sa frontière, bien à l’abri derrière son anonymat, alors qu’il s’agit de militantisme politique et au pire de calomnies qui se combattent dans les prétoires.

Comment ces gens pourraient-ils jouir d’une quelconque caution des “autorités” alors qu’ils se livrent, non pas à une lutte contre le terrorisme, mais bien à des actions d’intimidations contre des civils, militants universalistes et républicains?

Pour ma part, j’en ai terminé quand j’ai quitté le groupe de DM qui devait servir de « canal de déconfliction ». Celui qu’on nous avait mis à disposition, Dner, prenait ses ordres auprès de son chef CharlieKDN. Je ne discute pas avec le groom de service, surtout quand l’issue est déjà écrite.

Depuis, j’ai droit à beaucoup d’égards de leur part, à la mesure sans doute des espoirs déçus à l’occasion de la conquête avortée de nouvelles zones d’influence. Je bois vos larmes.

Des baltringues.

Laïque, universaliste, républicain. Prêtre Dudeiste officiel.

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